vendredi 13 avril 2012

Canyon de Chelly

Hé hé...... Le canyon de Chelly , c'est vachement joli.
C'est comme les gorges du Trient en Valais, mais en vrai.
Non, je rigole.
C'est un beau canyon avec plein de caillasse qui ferait le bonheur de toutes sortes de manifestants.
Les Navajos habitent encore dans le canyon en été et vivent de pas grand chose.
Et l'hiver, il vivent de rien sur les hauteurs.
Ils font pousser des moutons et élèvent des fruits et du maïs. Pas très marrant tout ça, en vérité.
Contre les falaises on retrouve des vestiges des fameux Anasazis ( indiens marrants prestidigitateurs avec un slip en peau de castor peint avec les pieds par des handicapés) qui vivaient là il y a 1000 ans.
C'était peut-être des rigolos, mais ils n'avaient pas peur du vide.


Comme à Mesa Verde mais en pire et ça tient toujours.
Il doit y avoir 250 mètres de vide sous le balcon.



Promis, je vous remets quelques photos du canyon à la suite de celles-ci bientôt. Là, on va retrouver Dick et Betsy Willis (voir message du blog sept 2011 Michigan) près de Denver, où ils sont en visite chez leur fille. On est dans le même coin en même temps, le hasard fait bien les choses...
A bientôt


Sur la piste des Indiens Navajos

Les Navajos. L'une des nombreuses tribus recensées aux Etats-Unis, où sont dispersées env. 300 réserves. Sioux, Comanches, Apaches, Hopis, Ute, la liste est très très longue.
La réserve navajo, qui comprend une dizaine de parcs nationaux, dont le Canyon de Chelly et Monument Valley, c'est 175'000 navajos répartis sur 69'000 km2...  quand on sait que la Suisse recouvre 41'290 km2, ça donne une petite idée...
L'histoire des Navajos est compliquée, donc on va y aller dans les grandes lignes. Tout comme leurs ancêtres les Anasazis, ils sont venus s'installer là, en Arizona, pour être au centre des Quatres montagnes sacrées (deux sont sur le Colorado, une au Nouveau-Mexique et une en Arizona). 
En 1805, ils se sont battus contre les Espagnols, dans le Canyon de Chelly (Arizona). 120 morts du côté des Navajos: 95 guerriers, 25 femmes, enfants et veilliards.
 C'était pas des enfants de choeur, les Navajos. Le jour où il n'y a plus eu assez à manger pour tout le monde, ils n'ont pas hésité à aller taper sur la tronche des tribus d'indiens voisines, dont certaines étaient pacifiques, à l'image des Ute. Fortes têtes, j'vous dis. 
Pendant 90 ans, ils se sont opposés cycliquement à la cavalerie américaine. Des traités furent signés, toujours violés de part et d'autre. Jusqu'en 1864, année où le lieutenant Kit Carson rétablit l'ordre. Des colonnes de soldats recherchèrent dans tout le pays des Navajos à abattre.
 Ils tuèrent le bétail et les chevaux, incendièrent les hogan (maisons traditionnelles.... en bois), saccagèrent les champs de maïs et les vergers de pêchers, firent prisonniers les 8500 indiens survivants réfugiés dans les montagnes et les canyons. Dont celui de Chelly.
 Ils les déportèrent jusqu'au Nouveau-Mexique, env. 500 km de marche, dans les conditions qu'on vous laisse imaginer. La Longue Marche ("Long Walk" ) reste pour les descendants Navajos la pire tragédie de leur histoire. Confinés dans une réserve, ils souffrèrent d'épidémies et de famines dues aux mauvaises récoltes et durent faire face à des raids d'autres indiens ennemis. En 1868, quatre ans plus, ils furent enfin autoriser à retourner sur leurs terres. Seul un quart avait survécu. Le gouvernement leur rendit une part de leur territoire et leur donnèrent deux moutons par famille. Les moutons se reproduisirent très vite et face aux manques de terres, il fut décidé d'agrandir leur territoire.
Aujourd'hui, comme dans la plupart des réserves indiennes, le chômage, l'alcool et la drogue empoisonnent la vie des Navajos. Des jeunes désoeuvrés trainent dans les rues, les Hogan ont quasiment disparu du paysage. Les jeunes Navajos rêvent de "vraies" maisons, d'ordinateur, de consoles de jeux, de télévisions. L'American Way of Life. Au grand dam des anciens.
Les mieux lotis travaillent dans les commerces de la ville. Ou partent travailler, à la fin de leur scolarité, dans les grandes villes, comme Phoenix ou Page, et reviennent pendant les week-ends ou les vacances. D'autres vendent leur art (bijoux, sculptures, peintures, tissus, entre autres) au Canyon de Chelly. Ils ont parfois un peu de bétail, quelques moutons et des chevaux.
Les Navajos ont leurs propres lois, sauf pour ce qui est de la criminalité, où c'est le gouvernement qui intervient.
Tout comme la Louisiane et l'esclavage, Le Texas et les Mexicains, cette étape de notre voyage nous aura emmené au coeur de l'histoire américaine. Et nous aura beaucoup touchés.

Quelques photos. Tous les Indiens ne vivent pas à Chinle même. Certains ont leurs maisons dans le Parc National du Canyon de Chelly, qu'ils gèrent en partie.
Quelques-uns vivent même tout en bas, dans le canyon, accessible en voiture par des pistes. L'été seulement. Car l'hiver, la neige et le gel les contraignent à avoir une deuxième habitation hors du canyon.






 on a acheté deux pierres gravées à deux gars en bas dans le canyon. Ils aiment signer leur création devant nous et apprécient qu'on les prennent en photo. Lui m'a demandé, quand je montrerai sa pierre, de  donner son nom. Il rêve sans doute d'être un jour connu. Il s'appelle Eric. On ne sait pas son prénom navajo...


Ceci n'est pas le Xième message du blog...

c'est plus un billet d'humeur. Alors, passez votre lecture si ce genre d'exercice vous agace, ou si vous êtes là pour rigoler. C'est pas le jour... misère.
Quand j'étais ado, comme bon nombre de mes copines, je rêvais de sauver le monde. Jeune adulte, je vendais des biscuits pour Sentinelles, l'association d'Edmond Kaiser, et je faisais signer toutes sortes de pétitions en faveur de mes amies les bêtes. J'y croyais dur comme fer. 
Aujourd'hui, je ne vends plus de biscuits... je les mange. Il m'arrive encore de faire signer des pétitions, mais plus dans la rue... En 2010 et 2011, c'était pour les phoques et contre la corrida, deux combats menés par Franz Weber. Comme tous les idéalistes utopiques, il en a traversé des déceptions, des chagrins, des colères, cet homme-là.
 Mais il a aussi gagné quelques combats, donc celui de la corrida, justement. il aura voué sa vie à défendre avec ferveur ses convictions. J'aime ces gens combattants qui consacrent leur énergie à soulever des montagnes pour changer les choses. C'est peut-être pour ça qu'ils peuvent paraître agaçants. Mais c'est aussi pour ça qu'ils méritent le respect. Même si leurs causes ne sont pas toujours honorables.
Ces temps-ci, c'est notre fille Marie qui rêve de changer le monde. Elle imagine comment elle pourrait aider les pauvres gens et sauver les animaux. Ah, tout ce qu'elle ferait si elle avait beaucoup d'argent! J'aime l'écouter s'enflammer, exposer des projets, . Elle me donne envie de redevenir ado, quand j'y croyais aussi.
La misère, on la croise dans les rues du monde entier, donc forcément aux Etats-Unis aussi.
 On l'a vue au Big Bend avec les Mexicains; on la voit régulièrement sur la route, lorsqu'on est arrêté à un feu et que des pauvres diables viennent à notre fenêtre quémander quelques sous; 
on la voit dans les rues à travers le regard des mendiants, parfois sévèrement handicapés, parfois non;
 on la devine dans les habitations qu'on aperçoit depuis notre maison lorsqu'on trace la route; 
ou encore l'autre jour, ce couple qui campait dans un terrain vague à côté du Walmart de Carlsbad City et qui trimballait sa vie dans un caddie.
 A chaque fois, c'est un pincement au coeur. Alors, on donne quelques dollars, pas pour se donner bonne conscience, juste par pitié. C'est pas très glorieux, mais c'est comme ça. Du moment qu'on a le nécessaire, le reste s'appelle du superflu. Et du moment qu'on a du superflu, on peut bien en partager un peu, non?
Aujourd'hui, 7 avril, on est tranquille dans un joli coin réservé aux tentes et camping-car à deux pas de la petite ville de Chinle et du canyon de Chelly, raison de notre étape ici. Nous sommes au coeur de la réserve indienne navajo. Ce territoire comprend une dizaine de parcs nationaux, dont le Canyon de Chelly et Monument Valley: 175'000 navajos répartis sur 69'000 km2...  quand on sait que la Suisse recouvre 41'290 km2, ça donne une petite idée...
 Ce matin, Marc est venu frappé à la porte pour nous proposer d'acheter une de ses oeuvres. On connait son nom car il a signé devant nous la pierre qu'il a gravée de dessins symboliques. On lui l'a achetée 20 dollars

C'est la suite logique de notre journée d'hier, quand on est arrivé à Chinle.
Déjà aux abords de cette petite ville, on sent la misère. Elle nous pique les yeux. Et quand on entre dans la ville, elle nous serre le coeur. Ca commence par les chiens et les déchets qui trainent un peu partout, donnant au paysage air de désolation. Pas de grandes et belles maisons ici.
 Plutôt des shotgun houses (voir message du blog "Home, sweet home" fin mars), des mobilhomes et quelques hogan, l'habitation ronde traditionnelle indienne. Et quand même un quartier de maisons pas trop mal.



On n'est pas parqués devant le supermarché que déjà, un pauvre bougre frappe à la fenêtre pour nous demander un p'tit quelque chose. OK, on lui donne. On va boire un truc au Burger King à côté. On n'est pas ressorti qu'un autre pauvre bougre nous rejoint devant la maison et nous demande un p'tit quelque chose. Celui-là, il sent l'alcool à plein nez. pffffff, on donne quand même. Apparemment, ils se sont donné le mot car ils sont une poignée à nous scruter de loin, comme s'ils se préparaient à venir chacun leur tour. On démarre.
Les habitants de la ville de Chinle sont des Indiens Navajos. Je vous raconte leur histoire dans le prochain message.
Allez, on va pas se laisser abattre. Je conclus positif, avec cette photo que j'aime beaucoup



(une sculpture, ou un totem, c'est comme vous voulez) et en allant rejoindre Coluche sur You Tube (misère, misère...) Pas facile de faire rire avec des sujets tabous. Lui, en la matière, c'était le roi!

jeudi 12 avril 2012

Mesa Verde

5 avril, Colorado. Mesa Verde, c'est:  "La table verte"...... 2'400 mètres d'altitude. 
Un plateau bordé de falaises où les indiens Anasazis ont été bricoler des maisonnettes dans des coins incroyables il y a pas loin de dix siècles. Et où on est monté avec notre maison en longeant les précipices. ça c'était fun!
Anasazis veut dire en indien: indien-rigolo-avec-une-plume-bleue-mangeur-d'hippopotames-farcis-à-la confiture-de-carottes-et-moutarde-de-bénichon.
Non, c'est n'importe quoi.......pfffff
Au fait, je sais plus ce que ça veut dire.

Mesa Verde
Mais même si c'était pas des rigolos, c'était des sacrés bâtisseurs.
Des villages complets construits à flanc de falaise.
Des maison de plusieurs dizaines de pièces collées les unes contre les autres.
Dont certaines se trouvent dans des endroits inaccessibles.
Quoi qu'ils devaient bien y accéder. Sinon, ils n'auraient pas pu les faire.
Bon, en tout cas c'était pas facile d'y aller.
Tellement pas facile d'y aller qu'à un moment donné, ils y sont pas retourné.
Du coup, on a perdu leur traces au XIII siècle.
Mais ça reste beau et impressionnant.
Au plafond, les traces noires des feux... Avec le neige et le gel en hiver, ils devaient s'amuser!




À Bientôt.

mardi 10 avril 2012

Chouette, c'est ma fête!!!

Aujourd'hui, c'est mon anni. Et je fais ce qu'il me plaît!
On s'est réveillés dans les plaines de l'ouest. Et maintenant, fin de matinée, on file à la ville de Moab (Utah) à 1h30 de route, faire quelques courses avant de se trouver un endroit sympa pour faire la fête. A la maison, tous les quatre, en amoureux... et en têtes-à-têtes




ça y est, on a dégoté un chouette camping à deux pas de Moab; l'endroit idéal pour découvrir mes trois cadeaux...
Un Kokopelli, le joueur de flûte, image mythologique des indiens Anasazis
Une grenouille qui a une super bouille
et un Kershaw, made in USA (le Rainbow, dessiné par Ken Onion... Yeaaah! Qu'est c'qu't'en dis Riton, c'est un que j'peux frimer avec?) C'est un bel objet, aux couleurs superbes, un arc-en-ciel de métal issu d'une coutellerie de Santa Fe. J'ai jamais eu de couteau de ma vie, hormis ceux du tiroir de la cuisine. Je me réjouis de l'utiliser, probablement lors de notre prochaine excursion. .
 
Puis le vent s'est levé et on est allé se réfugier à la maison pour manger le gâteau chantilly-chocolat... de la douceur, que du bonheur!

On a quand même bravé le vent pour assister au coucher de soleil

A bientôt pour la suite de nos aventures chez les Indiens

dimanche 8 avril 2012

Durango l'après-midi

Après le petit train dans la montagne, vu qu'on manquait de sensations, on s'est dit qu'il fallait absolument faire quelque chose pour marquer ce premier jour d'avril.
Ben on a été faire du motoneige!!!
Vous croyez pas?
Les photos..... les photos..... les photos!!!
Voilà la preuve. Dans un beau col encore assez enneigé pour aller faire les fous.
Juste nous et le guide. Deux machines: sur une, Marie et Sylvie et sur l'autre, Nina et moi.
Un peu de peur au début pour Sylvie et Marie car forcément ça commence par la petite descente qui fait peur après à peine 100 mètres pour voir comment fonctionne un de ces engins.
Pour moi, pas de problèmes, mais quand tu connais pas....... c'est vrai que ça fait un peu drôle.


Mais tout s'est passé à merveille, et vu que mes nanas sont pas des trouillardes, on a été à donf et on s'est éclaté pendant deux heures.
Et une petite vidéo de Sylvie et Marie.
Les descentes, c'est comme les plongeoirs, c'est pas depuis en bas que ça fait peur.
Et là, ça c'est bien passé. Comme une pro.
http://www.youtube.com/watch?v=RcBs2ah3e2c&list=HL1333690246&feature=mh_lolz

Durango le matin...


Durango, Colorado. 29'000 habitants, environ 2000 mètres d'altitude et bien assez de bistrots, plein de touristes en été et quelques pistes de ski.
Fondée vers la fin du XIXème siècle par les chercheurs d'or et la compagnie ferroviaire qui acheminait le minerai d'argent et d'or de Silverton à Durango.
Le train de l'époque existe toujours et vu qu'on a peur de rien, ben on l'a pris pour se faire le canyon de la mort qui tue avec de vraies falaises avec la vraie rivière au fond que des fois quand tu regardes au fond ça fait peur.
Une journée de balade en montagnes et pas n'importe lesquelles.
Les Rocky Mountains, les Rocheuses quoi, pour ceux qui n'auraient pas compris.
C'est comme les Alpes, mais en vrai.
Les Rocheuses s'étalent sur plus de 4800 kilomètres de long, du Mexique jusqu'en Colombie-Britannique au Canada et certains sommets, dont le Mont-McKinley dépassent les 6000 mètres.
Voilà. Les Photos.....les photos!!!
Pas de problèmes, les voici.






C'est rudement sympa.
Le vieux train, le décor qui va avec et le sifflet qui résonne dans la vallée, la fumée dans la poire et les cendres collées dans les cheveux.
Rien n'y manquait.
Et à l'arrivée, un autre défi nous attendait...


samedi 7 avril 2012

On ne vous prend pas pour des ploucs, mais...

on sait que certains de nos lecteurs ne sont pas très à l'aise devant l'ordinateur. Et vu qu'on écrit beaucoup ces temps, les messages passent rapidement dans les archives. Donc, arrivés en bas de la page, il ne faut pas hésiter à cliquer sur "messages plus anciens" pour être sûr de ne pas en louper... Voilà, c'est dit!

Santa Fe-Durango

Du Nouveau-Mexique au sud du Colorado. Que des hautes plaines entre 1500 et 2000 mètres d'altitude sur 400 kilomètres... Et des paysages très différents.
Les photos..... les photos ......les photos!!!
Ouais, ouais!!! ça vient



 "Dénoncez les conducteurs qui ont bu" C'est du beau ça!
Avec des panneaux comme ça en Valais, ils seraient tous au téléphone.



Et Léon dans son camion il est content

.


Tent Rocks

Il y en a de belles choses à découvrir au Nouveau-Mexique. Après les Carlsbad Caverns et White Sands: Tent Rocks. C'est les pyramides d'Euseigne, mais en vrai.
Pas ce petit tas de sable avec un pêleux qui fait la fierté des Valaisans.
On s'y est promené quelques heures à pied.
Mais comme c'est beau.



Indiana Jaune et les aventuriers de la marche perdue.


 Le cygne
La pause "Fraises du Valais" de Californie.

Et les Princesses du désert. Graines d'aventurières.